6h10, nous prenons le tram pour nous rendre a la gare routiere de l'autre cote de la ville dans l'espoir de trouver un moyen de locomotion pour aller a l'ile d'Olkhon a 350km d'Irkoutsk. D'apres notre guide, qui est de plus en plus decevant, cette ile sauvage, grande comme le lac Leman, au milieu du lac Baikal et haut lieu du chamanisme serait propice a la relaxation. Ben il faudrait deja touver le bus... Ca commence bien, a la gare routiere, il n'y a que des ivrognes et personne qui peut nous dire, ou plutot veut nous dire ou on peut trouver le bus.
Nous relisons notre attentivement notre guide d'apres lequel, devant l'agence de voyage qui fait office du tourisme, partent des minibus pour Olkhon. Apres que Julie se soit fait insulter par un ivrogne, nous decidons de repartir pour l'agence de voyage et traversons encore Irkoutsk d'un bout a l'autre avec, bien entendu, tout notre barda. Arrives la ou l'agence devrait etre, il y a un somptueux message, we have moved... Nous sommes a ce moment la pas loin d'un Balisto.
Il nous faut traverser la ville en large pour nous rendre dans un quartier qui n'est pas sur la carte du merveilleux guide. Quand enfin nous y arrivons, il est 8h45 et l'agence n'ouvre pas avant 10h00. C'est l'heure du ptit dej. On reflechit mieux le ventre plein, dixit Julie.
Jerome va demander dans un grand hotel le moyen de se rendre sur l'ile. Un bus public (qui s'arrete tous les 150 metres) part a 10h00 de la gare routiere. Dilemne, que faisons nous. L'hotel nous laisse telephoner a Olkhon et on nous informe qu'un minibus part de la rue nnalsvbakgaoa als 49 a 10h00. Il est 9h40 et bien entendu, lorsqu'il nous faut un taxi, il n'y en a pas un seul. Nous arrivons a 10h00, montons dans le minibus et partons pour Olkhon. Trop fas, superfas. Il faut vraiment vouloir y aller a Olkhon.
Nous arrivons a notre guesthouse qui, d'apres notre guide exceptionnel, devrait etre le paradis des voyageurs ecolos. Que dalle! C'est une colonie de vacances pour jeunes alcooliques ou presque. C'est un peu la desillusion apres la galere pour s'y rendre mais nous gardons le moral.
Le lendemain matin, il pleut. La misere. Nous decidons quand meme de partir en ballade lors d'une accalmie armes de notre super matos gore tex. Il faut dire qu'apres 3h00 de marche sous une forte pluie, on est quand meme un petit peu mouille. La ballade fut tout de meme tres agreable. L'ile nous fait beaucoup penser a l'Ecosse, et ce non pas seulement a cause de la pluie.
Le lendemain rebelote, il pleut des cordes et on ne voit pas a 20m. Nous essayons d'organiser une excursion sur les iles Ouchkany avec Dominique que nous avons rencontree la veille.
Il semble peu probable que ca marche, d'autant que la meteo annonce de la pluie pour toute la semaine. Nous decidons de quitter au plus vite cette ile ou nous voulions tant venir. Nous avons tout de meme le temps de faire une excursion au cap nord pour y voir le grand Baikal, avec ses 1637m de profondeur, et coup de chance les phoques Nerpa, le seul phoque d'eau douce au monde. De retour a Irkoutsk, qui nous semble moins hostile pendant la journee, nous organisons notre prochaine escapade (Jerome achete une canne a peche et tout le matos) pour Listvianka, la riviera du Baikal ou l'on mange de l'Omoul fume. Miam miam, encore du poisson. A Olkhon, c'etait au moins deux fois par jour.
Le minibus pour Listvianka est super facile a trouver et hop, apres 1h00 nous voila de retour sur les rives du lac Baikal, chez notre hote Nikolai, un joyeux luron. Le lendemain, nous faisons une magnifique randonnee de 20km sur le rives du lac. Sur les sentiers vertigineux des falaises, on se croirait au bord d'une mer turquoise. Cela nous reconcilie avec la region, nous sommes presque tristes de partir.
Prochaine etape, Irkoutsk - Oulan Bator en train.
