mercredi 24 décembre 2008
Rapa Nui, ile magique
Nous avons quitte Tahiti mais pas encore la Polynesie. Les Pascuans parlent rapa nui, qui ressemble a s'y meprendre au maori et au polynesien, sauf qu'ici ils n'ont pas encore le probleme des fast-food, et ils font plus de surf et de cheval. Meme en ville, tu prends ton cheval pour aller au supermarche, c'est chouette. Et dans les supermarches on a toujours du mal a trouver des fruits, insularite oblige, et on reconnait tout de suite l'arrivee du cargo a l'abondance subite de grosses caisses de marchandises.
L'ile de Paques, aussi mysterieuse et enchanteresse que dans nos reves, nous a veritablement envoutes. A l'arrivee, nous avons opte pour la seule personne qui attendait les touristes a l'aeroport, enfin la derniere, Theresa. Bon en plus elle parle francais, et comme on n'a encore qu'un seul pied en Amerique du Sud, ca facilite la transition. Une fois installes, et apres une petite crise de fiou (flemmingite aigue), donc une petite sieste, nous partons a la decouverte des collosses de l'ile.
En plus des statues, il y a aussi les crateres des volcans, genre les
volcans d'Auvergne, a visiter. L'ile est un petit peu grande pour tout faire a pied, donc nous sommes partis a moto plus tard dans la semaine faire le grand tour et revoir les plus beaux sites. On ne s'en lasse pas.
Mais maintenant, place a une petite plongee quand-meme. Les eaux pascuanes sont reputees etre les plus limpides du pacifique. Et bien c'est vrai, meme aux Tuamotu, l'eau n'etait pas si pure. Neanmoins, nous avons un peu l'impression de plonger dans un lac car il y a peu de poissons. Heureusement que les fonds tres accidentes sont tapisses de corail dur et forment des arches et des grottes tres sympa a visiter.
Nous en avons pris plein les yeux et apres ces nombreuses semaines sur des petites iles loin de toute agitation, nous partons pour Buenos Aires et ses 14 millions d'habitants. Ca nous fait un peu peur. Et cette fois, nous allons vraiment devoir parler espagnol.
lundi 15 décembre 2008
Ia Orana
Arrivee de nuit a Tahiti Faa. Nous sommes accueillis dans la plus pure tradition polynesienne par deux vieux qui jouent du banjo pendant que nous faisons la queue d
u cote non-EU avec nos passeports suisses. De l'autre cote de la vitre, la famille de Sebastien nous attend avec de merveilleux colliers de fleurs. C'est comme dans les films! Nous sommes accueillis comme comme si nous faisions partie de la famille et nous restons a Tahiti plusieurs jours. Aux petits oignons, un bon lit, des mets somptueux et la visite guidee de l'ile. Ce ne pouvait etre mieux. Maururuu les amis!
Nous voila bien en Polynesie francaise, en France quoi, ou presque. En France car on ecoute France Inter en lisant le Canard Enchaine un verre d'orangina a la main, quand on parle en francais tout le monde nous comprend, et puis c'est la greve. Mais surtout en Polynesie car les polynesiens parlent polynesien, mangent du poisson cru au lait de coco, du sashimi de thon, du mahi mahi. Le tatouage se porte comme la cravate et la pirogue remplace le velo (mais le gros 4x4 est deja promis a un bel avenir).
Nous passons un apres-midi a faire du snorkelling devant un grand hotel abandonne. Les fonds sont beaux mais le decor du Sofitel en ruine casse un peu le reve. Au retour, Jerome est depose pour une seance de peche avec ses nouveaux copains. Ils ont tellement pitie de lui qu'ils lui donnent une bonite pechee au harpon. Nous la preparons en sashimi. Mmmm c'etait bon.
Le lendemain, nous louons des velos pour faire le tour de l'ile entre les gouttes. 30 km, velo chinois a torpedo, une montee et une vitesse seulement. Nous pouvons egalement faire du snorkelling mais ce n'est pas tres spectaculaire. Le soir nous profitons du spectacle de danses polynesiennes a l'hotel intercontinental.
Ca balance a la messe polynesienne
Un echantillon de nos 4h30 de messe
Nous sommes tout contents de revoir notre famille d'accueil a Tahiti ou nous laissons Sebastien pour embarquer pour l'Isla de Pasqua. Ai ai ai caramba, nous allons devoir parler espagnol.
vendredi 12 décembre 2008
Le retour des Kiwis
Nous revoila sur la toile! 1 mois sans nouvelles, ca promet un long long long nouveau message... Ben voui, depuis la derniere fois nous avons arpente le nord de la Nouvelle-Zelande, les iles et les atolls de la Polynesie, pour atterrir a l'ile de Paques d'ou nous vous ecrivons aujourd'hui. On ne vous a pas oublies, bien au contraire, Sebastien pourrait temoigner de notre volonte quasi journaliere de mettre notre blog a jour! Mais entre les connections ultra lentes a 20 dollars de l'heure, les atolls perdus et nos mutliples activites, on s'est reellement sentis coupes du monde ces dernieres semaines.
Puis nous avons quitte la vie urbaine trepidante pour la petite ville art deco de Napier, sur la cote est. La nous sommes partis le long de la plage a maree descendante pour une ballade de 20 km au pied des falaises a la rencontre d'une enorme colonie de fous de bassan. Pour une fois l'ete austral est au rendez-vous, quelle chance! Nous avons observe des
heures durant ces oiseaux en train de nicher, se faire la cour, couver, se tromper de partenaire... La vous avez de la chance car vous avez un apercu du spectacle sans sentir l'odeur ammoniaquee de la fiente de fou. D'abord ca vous prend aux yeux, aux narines, a la gorge et au ventre, mais apres quelques tres longues minutes on s'habitue.
Puis il a fallu prendre le chemin du retour, car le lendemain nous attend la traversee du Parc National Tongariro.
Nous redescendons tout en glissades jusqu'aux lacs d'emeraude que nous avons pu admirer sous un soleil radieux juste avant l'arrivee de la brume et des nuages. Ca sent le soufre et on peut voir des fumerolles s'echapper des abords du lac.
Nous continuons notre route dans la neige jusqu'au lac bleu deja embrume, pour arriver la cabane Ketetehai ou nous mangeons enfin notre pique nique, une superbe salade de pates! Il fait un froid de canard, donc on reprend tranquillement le chemin en passant a cote des sources chaudes qui sont malheureusement interdites au public, ggrrr! La suite de la descente se poursuit dans une foret luxuriante ou nous prenons bien notre temps, on a marche trop vite et on va devoir attendre 1h sur le parking. Pour nous venger de l'interdiction de se baigner, des que nous rentrons au bercail, nous filons a Taupo pour un bain salvateur dans les sources thermales. Nous sommes un peu inquiets car il est indique qu'il ne faut pas mettre la tete sous l'eau sous peine de meningite. Mais le bain est bien merite et tres apprecie. Nous sommes meme alles au tobogan avec les enfants. Et bien tout comme nous n'avons plus 20 ans pour les auberges de jeunesse, Julie n'a plus 8 ans pour les tobogans. Vous auriez du entendre ses cris, elle a cru passer par dessus les bords.
Comme notre agenda est tres charge, nous reprenons la route pour Whangarei ou notre ami David, rencontre en Indonesie, nous attend. Nous sommes accueillis tres chaleureusement dans sa maison au bord de l'ocean sur le peninsule. Nous visitons le coin et David nous emmene pecher sur son bateau. Malheureusement, la meteo n'est pas clemente et malgre tous ses efforts et ses plus beaux appats, nous ne pechons rien. En revanche, nous avons la chance de voir 2 orques a quelques dizaines de metres de nous. Incroyable. Nous sommes ravis de notre apres midi de peche.
Nous avons du mal a les quitter pour retourner sur Auckland ou nous passons nos deux dernieres journees en Nouvelle-Zelande. Nous y retrouvons Sebastien, notre pote de voyage que nous avons rencontre en Mongolie et re-croise par hasard a Motueka. Nous prenons le meme vol pour Papeete.
lundi 10 novembre 2008
Ou sont les Kiwis ?
Retour a Sydney, une ville decidement fort agreable ou nous avons bulle pendant 4 jours avant de prendre l'avion pour la Nouvelle-Zelande.
Arrives a Christchurch, le choc, il fait 12 degres. On n'aurait pas du se plaindre a Broome.
Nous voila pares pour l'aventure. Nous faisons route vers le sud sur la cote est. Premiere nuit de Camping. Les petits oiseaux au reveil mais .... Grrrr, il fait bien froid dans ce pays. Le jour suivant, passage par la case, Armee du Salut, pour nous acheter deux couvertures en laine.
Nous sommes bien prets maintenant pour le grand sud (aussi froid que le grand nord). Nous continuons sur la cote pour aller voir les pingouins. Les grands aux yeux jaunes pour commencer et une centaine de petits bleus pour la fin de soiree. On ne se lasse pas du spectacle. Il faut le dire, c'est agile dans l'eau, mais quand il s'agit de sortir.... ils font moins les malins, et la c'est nous qui rigolons. C'est congeles que nous partons dans la nuit pour trouver notre camp. Julie n'est pas trop motivee de camper dans la nuit glaciale, mais Jerome est tres enthousiaste avec son nouveau jouet. Nous, enfin Jerome, monte la tente et hop une petite soupe et au lit, euuuh, au matelas plutot.
Le lendemain, l'appel des albatros se fait sentir. Nous partons sur la peninsule d'Otago ou se situe l'unique colonie d'Albatros royaux sur le "Main land". Pas de bol, le centre est ferme pour la saison des amours, mais, avec des vents de 110km/h, nous avons tout de meme eu la chance de voir voler ces geants au dessus de nos tetes. Parfois, nous n'etions pas loin de nous envoler aussi.
Les Kiwis, les autres, nous disent qu'on peut avoir 4 saisons en une journee en Nouvelle-Zelande.... que de betises, on n'a pas vu l'ete. Bien entendu, nous avons une tente mais finissons par dormir dans les cabanes. Faut pas delirer non plus. Il fait zero degre la dehors.
Apres 3 jours de marche sous la pluie, la grele et la neige, nous revenons a bon port epuises, et sans avoir vu un seul kiwi...
De retour, nous n'avons meme pas mal aux bras. Trop fas, super fas...
Demain c'est le ferry pour l'ile du nord et ses volcans. Un autre pays presque.
jeudi 23 octobre 2008
Broome Broome 5143
Nous avons quitte les eaux temperees de Ningaloo pour la poussiere rouge de Karijini et la torpeur brulante de Broome ou nous sommes arrives a la fin de notre periple apres plus de 5000 km.
Ningaloo vu de dessous, c'est surtout impressionnant par la taille et la quantite de sa faune que par ses coraux. Etonnament le site de plongee de loin le plus interessant se trouve sous le Navy Pier, une plateforme construite par l'armee americaine dans les annees 60 et ou nagent des bancs de barracudas, de carangues, des enormes requins nourrices, des merous d'1m50. Mais le must, c'est d'entendre le chant des baleines en observant tout ca. Apres 50 min nous sommes frigorifies, l'eau n'est qu' 23 degres, ca nous rappellerait presque Marseille! Mais nous sommes vite rechauffes par le soleil cuisant sur la plateforme, avec en prime les baleines et les dauphins, n'en jetez plus c'est trop!
Cette premiere plongee nous a donc bien mis en appetit pour la suite qui ne s'est malheureusement pas revellee aussi prometteuse. Surtout a cause d'un centre de plongee stupide. On vous passe les details, mais avis a nos amis plongeurs qui se rendraient a Ningaloo : ne plongez pas avec "Ningaloo Reef Dreaming" hormis pour le Navy Pier qu'ils sont les seuls a proposer, et seule plongee vaille vraiment le coup.
Nous avons quitte nos amis de Cape Range et l'Ocean pour penetrer dans l'interieur des terres (rouges) en direction du Parc National de Karijini. La route est longue et belle, mais vraiment deserte, et c'est la que nous tombons en panne. Le moteur fait teuf teuf teuf, impossible de redemarrer. Nous arretons la premiere voiture, un type un peu paume qui n'y connait rien en mecanique mais n'ose pas nous laisser. Nous arretons la deuxieme voiture, un couple d'allemands sympas qui ne peuvent pas nous aider non plus mais tous nous soutiennent le moral. Quand soudain, comme par miracle le moteur redemarre. Tout le monde reprend la route, les allemands derriere nous pendant quelques km histoire de s'assurer que tout va bien. Eux ont un 4*4, pas nous, donc ils prennent le racourci alors que nous continuons sur le goudron en direction de Tom Price, ville miniere ou l'on dirait que tout le monde travaille, mange, dort a la mine. Drole d'ambiance. A la sortie de la ville, il est 17h, le jour commence a decliner, teuf teuf teuf, re-panne. Vendredi soir, les 4*4 quittent la mine avec la joie (et les bieres) du week-end. Et quand on vous disait que les australiens sont vraiment sympas, voila qu'une voiture s'arrete sans qu'on ne demande rien cette fois. Trois mecs en bleus de travail qui ont fini leur semaine de dur labeur et ont deja commence a attaquer le week-end nous proposent leur aide. L'un d'eux est reparateur des machines de chantier, il ne pouvait pas mieux tomber! Il constate tout de suite le probleme au niveau de la pompe a essence, bidouille un truc a la Mc Gyver (que Jerome observe bien), hop le moteur redemarre et lui a gagne un couteau suisse.
Nous decidons donc de revenir vers la cote, au-cas ou on devrait appeler le road assistance, et nous foncons vers Port Hedland. Jerome devra mettre encore deux fois les mains dans le moteur, mais nous arrivons sains et saufs a No Man's Land, Port Hedland. Le camping est ferme, bien sur, mais bon la douche est bonne quand meme. Le lendemain, un petit tour chez le garagiste. D'apres lui, on peut repartir mais on n'a pas l'impression qu'il a fait grand chose. En effet, 80 km plus tard, teuf teuf teuf, Jerome garde le pied sur l'accelerateur et ca passe! Le hic c'est qu'on ne peut plus s'arreter, meme pour faire pipi.
Apres avoir rendu "le WRECK" (malgre les 578000km et les nombreux orifices, elle aura quand-meme bien tenu le coup), nous partons pour Sydney. Souvenir souvenir pour Jerome et decouverte pour Julie.
dimanche 12 octobre 2008
Down under
Nous avons franchi l'equateur et sommes arrives a Perth il y a 2 semaines. Jerome en est encore tout desoriente et se trompe toujours de cote quand il s'agit de reprendre la "Coastal Highway"... Mais il faut dire qu'il conduit comme un chef, le volant a droite, les vitesses a gauche et les pedales pas alignees (Julie a essaye de conduire sur 100m, un massacre, donc elle ne se moque pas).
Mais revenons a Perth ou nous avons ete accueillis comme des papes par Todd, notre copain australien rencontre en Thailande. On a ete aux petits oignons chez lui dans sa jolie maison ou nous avons fait une orgie de viande rouge et de vin rouge, le bonheur total! Perth est une ville tres agreable ou il fait bon vivre et ou decidement tous les australiens que nous rencontrons, sans exception, sont hyper sympas. Deja on adore l'Autralie. En plus c'est le printemps, il y a des fleurs partout et des arbres magnifiques jamais vus ailleurs. Bon il y a aussi des araignees tueuses. Jerome a vu sa premiere "red back" dans les toilettes d'un roadhouse. Mais quesako un "roadhouse"? Comme son nom l'indique, c'est une maison au bord de la route, plus precisement LA maison au bord de LA route (il n'y en a qu'une, on ne peut pas se tromper), un genre de station-service-superette-fast-food perdue au milieu de rien. Rien a plus de 150 km a la ronde, rien de rien.
Puis retour sur la grand route direction le nord, ou, puisque tout est inverse ici, il fait de plus en plus sec et de plus en plus chaud.
Deuxieme etape, les fameux pinnacles du Parc National Nambung pres de Cervantes. On s'est ballades autour de ces formations rocheuses au milieu des dunes au coucher du soleil, un vrai decor de science-fiction, paysage irreel. Et c'est a partir de la que ce n'est plus vraiment le printemps. Il fait chaud, tres chaud.
Apres Kalbarri, les canyons et les mouches, direction Shark Bay. A Shark Bay il y a apparemment enormement de requins, tigres surtout, mais on n'en a pas vus (ouf, et on ne s'est pas baignes non plus...). A Shark Bay nous sommes partis a la chasse aux dugongs en catamaran de course, c'etait grandiose, tout autant la navigation que les dizaines de dugongs qui nageaient sous la coque. Dans les eaux turquoises nous avons aussi vu des dauphins et des tortues, et dans le sable rouge un gros varan (enfin, pas aussi grand qu'a Komodo non plus!), des grosses araignees et plein de petits lezards.
Nous filons au Parc National Cape Range ou l'on peut camper into the wild pour un cout minimum et moins de gros bus fans de Celine Dion. La c'est le paradis, sauf que pour y aller il faut slalomer entre les kangourous (oups, "Jerooooome, je t'avais dit de rouler moins vite", mais bon il s'est releve). Nous decouvrons le camp au lever du soleil, c'est superbe. Nous passons la matinee a observer les baleines qui migrent vers le sud avec leurs petits en soufflant et en sautant en l'air, sans compter les tortues et les dauphins qui chassent. Et on ne vous raconte pas les petits oiseaux bleus, les lezards et les familles d'emeux sur la plage. Un vrai paradis.
Nous nous appretons maintenant a nous immerger a Ningaloo Reef. La prochaine fois on vous racontera a quoi ressemble ce petit monde vu de dessous.
Inscription à :
Articles (Atom)