Nous avons repris la route du nord pour le parc Torres del Paine. Bon ca n'a pas ete si simple. Les bus sont tous bondes et il nous faut passer par une petite bourgade du nom de Rio Turbio. Ca nous fait tout de meme un petit detour de 8h. On organise notre transfert avec notre auberge qui doit venir nous chercher a la douane chilienne a minuit. Arrives a Rio Turbio avec 2h de retard, nous prenons un taxi pour la douane. Bien entendu, tracasseries administratives obligent, le taxi ne peut pas aller jusqu'a la douane chilienne distante de 4km. Le douanier nous dit que nous pouvons marcher... Grrrr!!! La nous mendions une place dans "la voiture"presente a la douane a cette heure. Sympa, ils nous deposent a la douane chilienne ou bien entendu notre auberge ne nous a pas attendus. Notre voiture non plus. Heureusement une autre voiture arrive a ce moment et nous sautons pour l'occasion. Pas moyen de dormir a la douane. Super, c'est parti a 140km/h sur les routes de montagnes. En deux temps trois mouvement nous voila a Puerto Natales. Heureusement que nous avions un franc suisse car c'est la seule chose qu'il a bien voulu accepter. Notre aubergiste nous ouvre la porte et nous nous ecrasons dans un lit douillet a 2h30 du matin apres 22 heures de voyage.
Puerto Natales, point de depart pour Torres del Paine, capitale chilienne du trekking, nous reserve encore quelques petites surprises. Nous optons pour le "W", parcours de 5 jours qui serpente au pied du massif des Torres del Paine. Tous les refuges sont complets. Nous devons donc louer une tente et tout le barda. Qui va la porter? Jerome bien sur. Pour compenser, nous decidons de prendre les repas dans les refuges. C'est tout ca de moins que Julie aura a porter.
Preparation : une bonne tente (on croyait), deux gros gros sacs de couchage, et nous voila partis pour 5 jours de marche. On a quand-meme fait pas mal de treks depuis que Julie avait pete un plomb au Kirghizstan;-).
Nous partons ensuite pour notre deuxieme etape, le campement Italiano. Encore une journee de marche sous la pluie. Nous en avons un peu ras le bol. Arrives au camp, il fait un froid de canard et impossible de se rechauffer. Nous essayons la technique de Simon, Dry it on, soit, quand tes affaires sont mouillees, portes-les pour les faire secher. Jerome monte la tente, Julie etant transie de froid, et nous essayons tant bien que mal de trouver une place sous l'abri bonde.
Le lendemain matin, le soleil brille pour notre plus grosse journee du parcours. Heureusement que nous avions pris la creme solaire (nous doutions de son utilite les premiers jours). C'est encore une journee tres agreable qui nous amene au pied des Torres, le clou du trek. Ca monte, mais les condors virevoltent au dessus de nos tetes, un petit plus. Nous decidons de dormir au camp de base pour faire l'ascension le lendemain avant le lever du jour.
Le soir venu, nous nous offrons un bon gros steak en compagnie de nos copains de rando.
Notre organisation etant toujours tres aleatoire, nous voila a nouveau bloques 4 jours sans bus avec une meteo execrable. Bon, comme ca on a le temps pour un petit message sur notre blog.
Prochaine etape, la Carretera Australe.
