samedi 26 juillet 2008

En coup de vent a Beijing



C'est parti pour 2 jours de train. Nous esperons cette fois ci ne pas avoir des contrebandiers comme compagnons de voyage. Ouf, nous sommes avec 2 businessmen chinois, qui n'ont, apres avoir bien regarde, qu'une toute petite valise a roulettes chacun. Pour ce dernier segment du trans-mongolien, nous avons le seul train chinois en operation et il est top la classe. On recoit meme des tickets restaurant... Et oui, la grande classe ces chinois. On se rejouit deja d'arriver a Beijing. Nos compagnons nous laissent a la frontiere et le wagon sera a nous jusqu'a l'arrivee.

Beijing, avec plus de 17 millions d'habitants, soit 6 fois plus que la population de la Mongolie, occupe une surface equivalente a la Belgique. Ca decoiffe. A J-18 la ville est presque prete pour recevoir les Jeux Olympiques. Il reste quelques fleurs a planter dans les nouveaux bacs, quelques palissades cache-misere a installer, deux trois rouleaux de gazon a poser, et la ville sera etincelante. Nous sommes impressionnes de l'organisation, ca fourmille.

La police est omnipresente et on se sent un peu surveille. A la frontiere, on en avait deja eu un petit apercu lorsque Jerome a du vider son sac et que les douaniers se sont surtout interesses au contenu des livres (et a sa canne a peche). Apres les explosions a Kunming, les autorites sont un peu sur les dents. Nos sacs passent 12 fois par jours aux rayons X. On ne rigole pas avec la securite deux semaines avant les jeux. Tout est sous "controle".


Nous nous sentons revivre (surtout Julie), car a chaque coin de rue (oui, a chaque coin de rue) il y a un petit restaurant qui prepare des mets delicieux. Et oui, tout ce qu'il y a sur la carte de 15 pages est disponible, contrairement en Mongolie ou 3 des 4 plats (de mouton) ne sont pas servis. Que de bonheur, surtout pour Julie qui fait une orgie de legumes.

Nous avons 3 jours pour visiter la ville, ce qui n'est vraiment pas suffisant, surtout que nous desirons aussi faire une excursion a la Grande Muraille. Nous decidons donc de commencer par visiter la Cite Interdite qui s'etend sur plusieurs km2. C'est un complexe d'architecture imperiale grandiose. Nous y passons des heures sous un soleil de plomb a imaginer la vie des seigneurs de l'epoque.

Le soir nous retrouvons nos amis Susan et Pete pour un petit canard laque. Miam Miam. Nous organisons notre escapade a la muraille. Depart a l'aube le lendemain matin. Ca aurait du etre l'aube si Julie ne s'etait pas trompee de station de metro. Cela nous a tout de meme permis de voir les toutes nouvelles lignes de metro et de bus pour les JO.

Il faut le dire, avec plus de 7000km, la grande muraille est vraiment un monument impressionant. La fraicheur matinale ayant ete loupee, nous sommes partis pour une ballade de 10km de montees et de descentes, abruptes parfois, en plein cagnard. Il fait meme pas chaud. Trop fass, super fass.

Nous terminons notre sejour pekinois par le Temple du Ciel, dans un parc paisible en plein centre ville. Un vrai havre de paix, mais pas de fraicheur malheureusement. Il faut tout de meme souligner que les autorites font des efforts pour diminuer la pollution. Les voitures circulent en alternance plaques paires/impaires. On ne voit toujours pas le soleil et l'air est etouffant, mais les rues sont agreablement tranquilles.

Nous profitons de notre derniere soiree pour manger dans un petit restaurant et Jerome va ensuite se faire faire une petite coupe a la Ken.

Nous sommes bien tristes de quitter la Chine si vite, mais bon, la Thailande nous attend avec un atout de taille, Clementine, que nous sommes trop impatients de retrouver. Alors pour le prochain message, ouvrez l'oeil, vous allez peut-etre voir son petit minois.

ON N'A PAS EU ENVIE DE TOUT GOUTER...

samedi 19 juillet 2008

Adieu veaux, vaches, moutons...


Nous voila de retour a Oulan Bator pour notre derniere journee en Mongolie. Nous avons fait le plein d'etendues vides infinies et sommes prets a affronter Beijing a deux semaines des JO.

Pour nos derniers jours mongols, nous avons troque la soupe de mouton contre la soupe de nouilles. Youp youpie, qu'il est bon de se preparer a manger selon ses envies! Fini le mouton bouilli, le lait de jument et les fromages seches, a nous la salade de concombres, les tartines, les jus de fruits et les nouilles thai! C'est vrai, Julie fait une legere obssession sur la bouffe...

Nos copains Susan & Pete ont passe les deux premiers jours avec nous au Parc National Hustai, au programme KitKat Rummikub et ballades en quete du loup, du lynx et des chevaux sauvages. Nous avons vu des marmottes, des aigles et des cerfs.
Le paysage de steppe sauvage est splendide, pour la premiere fois recouvert de quantites de fleurs multicolores, d'ordinaire sans doute devorees par les troupeaux de betail. Quand on sait qu'il y 34 millions de tetes de betail pour 2.6 millions d'habitants, dont la moitie vit a Oulan Bator, on comprend vite qu'il y a toujours une crotte de bique qui traine par la (et donc aussi un berger...)

Nous sommes restes deux jours de plus seuls au camp a l'interieur du Parc, a buller et a bouquiner dans notre yourte, a nous ballader sur les collines et dans la foret de bouleaux, toujours en quete des chevaux sauvages. Nos efforts ont ete recompenses, Jerome l'oeil du tigre a fini par apercevoir un groupe de chevaux a bien 10 km de distance. Pour le loup et le lynx, il faudra aller en Valais. ;-)

Regeneres par ces quelques jours, nous sommes prets pour le dernier trajet en transmongolien qui nous amenera lundi a Beijing. A nous la Cite Interdite,la grande muraille et le canard laque!

lundi 14 juillet 2008

Les autres quadripedes de l'Ouest

Nous sommes partis vers l'Ouest cette fois pour un programme de six jours de tourisme communautaire. Le principe est d'aller de yourte en yourte, a chameau ou a cheval, et de participer a la vie de ces familles de nomades. Nous allons rester chez trois familles en tout, et feter le Naadam, la grande fete annuelle mongole, au village du coin. Les journees se passent au rythme de la traite des juments, vaches, chevres. Nous jouons avec les enfants des familles et goutons aux specialites mongoles, dont la gastronomie est mondialement reputee. On n'echappe pas au mouton seche, aux petits fromages seches et au lait de jument fermente. Une petite correction d'ailleurs, alors que nous trouvions presque bon le khymys khirgize, la version mongole a eu le temps de fermenter davantage et s'en trouve bien plus puissante. C'est un peu plus difficile de descendre les bols que l'on nous sert genereusement. Heureusement que Jerome continue de trouver ca presque bon et qu'il peut faire honneur a nos hotes. Le fromage par contre, c'est juste impossible, mais il faut se forcer, tout comme avec le gras de mouton. Nous dormons dans des petits lits durs dans les yourtes, et l'on peut entrevoir le ciel etoile a travers l'arc central. Il fait assez froid la nuit et l'on dort presque tout habilles dans nos sacs de couchage. le matin nous sommes reveilles par les chevres, moutons, chevaux, et parfois par la grand-mere qui vient allumer le feu pour y preparer son fameux fromage. Nous nous deplacons a chameau et a cheval au milieu de ces grandes etendues mongoles. Les chevaux sont tres petits et Jerome ressemble un peu a Coco sur son poney en Drome ;-) Un mystere nous tarraude, comment les selles peuvent-elles etre en bois dans un pays ou il n'y a presque pas un arbre mais des tonnes de vaches? Nos fesses ne sont pas epargnees et on regretterait presque le minibus Hyundai. Le grand moment de ce sejour, c'est le Naadam a Sansar. Alors que nous grelottons sous la pluie, une femme vient dans les tribunes et nous demande de la suivre. C'est le gouverneur de la comte qui nous envoie chercher pour nous souhaiter la bienvenue dans sa region. Quel accueil! Nous sommes bien a l'abri dans la yourte VIP, et nous plions au rituel de l'hospitalite mongole : airag a volonte et tranche de mouton cuit de l'interieur avec des pierres chaudes. Le gouverneur nous demande ensuite si nous avons dejeune et nous invite a l'accompagner au restaurant du coin. Il a un sourire bienfaisant, nous sommes conquis tant de generosite. Puis il nous invite chez lui et enfin nous emmene voir la course de chevaux dans sa jeep, la classe totale! Dans l'apres midi le soleil refait son apparition pour la lutte et la course des poulains montes par des mini-hommes de 7 ans max, tres impressionnants ces descendants des armees de Gengis! Nous quittons nos copains australo-irlandais rencontres lors de ce voyage et esperons les retrouver chez la derniere famille. Entre temps, notre deuxieme famille d'accueil celebre sa fete nationale a la vodka qui coule a flot et Julie est un peu malade, overdose de ce gout et de cette odeur de vieux mouton. Apres 6 jours sans douche et sans legumes, nous nous rejouissons de retourner a la capitale! Oulan Bator a ses charmes, dont son supermarche, ses restos pas mongols, son cinema. Petit remontage de moral pour Julie : spaghettis a l'ail et aux piments, Indiana Jones en VO avec grenouilles Quaxi Haribo (merci Swen et Celine!) Jerome le super-heros nous organise la fin du sejour de main de maitre. On ne veut plus avoir mal aux fesses ni manger de mouton, donc depart demain avec nos copains Susan et Pete pour le Parc National Hustai, a 100km de la capitale. La nous esperons voir les chevaux sauvages takhi, le loup et le lynx bien sur.

dimanche 6 juillet 2008

Les petites gazelles de l'Est


Nous avons commence notre expedition mongole par 4 jours dans l'Est du pays. Plutot pour y aller et revenir, que sur place, mais ca en valait la peine.
Apres avoir traverse les rues barricadees par des tanks pour recuperer nos visas chinois, nous sommes partis avec le minibus Hyundai de Gamba et notre guide Gara. L'atmosphere etait electrique et nous etions ravis de quitter la ville.

Les routes sont, d'apres le patron de la guesthouse, en mauvais etat. Hmmmmm, il n'est pas 4X4 ce bus!!! Nous prenons la route, goudronnee jusqu'a la prochaine "ville" et ensuite, c'est de la piste. Nos compagnons sont super sympa et nous ecoutons, sans exagerer, 45x la cassette de chansons mongoles. Nos deux comparses ont du en avoir marre eux aussi car ils ont fini par acheter deux autres cassettes, les tubes disco 2007 et les tubes "dance" russes. On a donc aussi entendu Alizee, Shakira, Akon et les autres au-moins une centaine de fois...

Le soir, nous faisons etape chez une famille nomade, qui ne savait pas du tout que nous venions. La famille est tres accueillante. Jerome joue avec une petite fille qui lui court apres et Julie lui dit, "laisse la t'attrapper", Jerome, qui bien sur ecoute toujours Julie la laisse faire, la petite vient mordre le pantalon de Jerome et y laisser une empreinte de bave melangee a je ne sais pas quel aliment... Jerome portera cette marque d'affection sur le genou jusqu'a la fin de l'aventure. Merci Julie.

Nous reprenons la "route" le lendemain matin pour un periple de 13 heures. Et oui, la route jusqu'a Dadal etant fermee, enfin, il n'y a pas de pont et la riviere est trop haute pour traverser a gue, nous changeons nos plans pour bifurquer vers la reserve que nous ne trouverons pas le 1er soir dans la nuit, alors nous bivouaquons dans ce qui s'avere etre un repaire de moustiques assoiffes de sang. Tot dans la nuit, une tempete de pluie s'acharne sur notre tente qui, contre toute attente, ne prend pas l'eau.

Nous petit dejeunons sous la pluie et en route pour le lac, ou la, oui, on nous annonce que des gazelles ont ete apercues la veille dans les collines avoisinantes. Maintenant, il nous faut les trouver. L'aventure style Jurassic Park commence.


Avec notre minibus, nous partons a travers champs et voyons une gazelle que nous suivons de loin. Soudain, un spectacle merveilleux s'offre a nous, des centaines de gazelles paissent la sous nos yeux ebahis. Apres avoir pu admirer sans exagerer plusieurs milliers de gazelles, nous prenons la route du retour.

Nous arrivons a Oulan Bator avec des gazelles plein les yeux, mais les fesses en compote apres cette viree de plus de 1500 km en minibus sur les pistes defoncees.
Nous decidons donc de changer de programme, les 12 jours de Gobi sans douche nous apparaissent soudain trop ambitieux. Nous optons pour un sejour de six jours chez des familles de nomades du Nord-Ouest, bien plus tranquille comme programme.

mardi 1 juillet 2008

Au pays de Genghis Khan


Nous voila arrives a Oulan Bator apres un eprouvant voyage en train. Il y a un mythe a rectifier a propos du Transsiberien, c'est qu'on ne se repose pas, ou un peu mais pas aux heures standards. En effet les trains partent toujours a l'heure de Moscou (il y a 11 fuseaux horaires en Russie), en general a des heures indues au milieu de la nuit. Et il y a les passages de douane.

Nous sommes donc montes dans le train a Irkutsk a 4h du matin dimanche, et sommes tous contents de partager le compartiment avec une femme mongole seule que l'on fait tres attention de ne pas deranger. Quelques heures plus tard un couple mongol prend possession de la derniere couchette, nous sommes donc 5 dans un compartiment pour 4, pas de probleme. Et quand tout ce petit monde se reveille au milieu de l'apres midi, nous decouvrons que c'est en realite une bande organisee de marchands. Notre compartiment est envahi de cartons et un veritable traffic s'opere sous nos yeux. Tout le monde a bord est complice (b...chich), c'est incroyable tous ces produits qui sont echanges, planques dans les valises, derriere la porte des toilettes.... vraiment incroyable. Des trucs bizarres en plus, litres d'huile, pommes de belqique, chocolats russes, compotes, verres peints, cuilleres en bois, ampoules, rallonges et prises... un vrai magasin. Mais le plus bizarre est de faire transiter ces produits de la Russie, ou tout coute un bras, vers la Mongolie. On ne comprend pas, on se fait petit et on se tait. Et le plus bizarre encore est qu'apres 9h passees aux douanes, rien n'a ete decouvert... (b...chiiiiiiiich).
Douane que nous avons passee entre 18h et 3h du matin, veridique. Et bien evidemment apres la douane tout ce petit monde a ressorti le matos pour le reemballer dans les cartons. Donc nous on n'a pas dormi.

Nous sommes donc tres contents d'etre arrives a Oulan Bator apres ce voyage en train. Nous sommes alles rendre visite au bureau du WWF Mongolie ou nous avons ete fort bien accueillis et ou Batbold nous a donne plein de conseils pour la suite de notre voyage en Mongolie.
Nous partons demain pour 17 jours "into the wild" dans la steppe et dans le desert de Gobi. Alors a dans 18 jours! Desoles pour nos plus fideles lecteurs...

samedi 28 juin 2008

Les rives envoutantes du lac Baikal


6h10, nous prenons le tram pour nous rendre a la gare routiere de l'autre cote de la ville dans l'espoir de trouver un moyen de locomotion pour aller a l'ile d'Olkhon a 350km d'Irkoutsk. D'apres notre guide, qui est de plus en plus decevant, cette ile sauvage, grande comme le lac Leman, au milieu du lac Baikal et haut lieu du chamanisme serait propice a la relaxation. Ben il faudrait deja touver le bus... Ca commence bien, a la gare routiere, il n'y a que des ivrognes et personne qui peut nous dire, ou plutot veut nous dire ou on peut trouver le bus.

Nous relisons notre attentivement notre guide d'apres lequel, devant l'agence de voyage qui fait office du tourisme, partent des minibus pour Olkhon. Apres que Julie se soit fait insulter par un ivrogne, nous decidons de repartir pour l'agence de voyage et traversons encore Irkoutsk d'un bout a l'autre avec, bien entendu, tout notre barda. Arrives la ou l'agence devrait etre, il y a un somptueux message, we have moved... Nous sommes a ce moment la pas loin d'un Balisto.

Il nous faut traverser la ville en large pour nous rendre dans un quartier qui n'est pas sur la carte du merveilleux guide. Quand enfin nous y arrivons, il est 8h45 et l'agence n'ouvre pas avant 10h00. C'est l'heure du ptit dej. On reflechit mieux le ventre plein, dixit Julie.

Jerome va demander dans un grand hotel le moyen de se rendre sur l'ile. Un bus public (qui s'arrete tous les 150 metres) part a 10h00 de la gare routiere. Dilemne, que faisons nous. L'hotel nous laisse telephoner a Olkhon et on nous informe qu'un minibus part de la rue nnalsvbakgaoa als 49 a 10h00. Il est 9h40 et bien entendu, lorsqu'il nous faut un taxi, il n'y en a pas un seul. Nous arrivons a 10h00, montons dans le minibus et partons pour Olkhon. Trop fas, superfas. Il faut vraiment vouloir y aller a Olkhon.

Nous arrivons a notre guesthouse qui, d'apres notre guide exceptionnel, devrait etre le paradis des voyageurs ecolos. Que dalle! C'est une colonie de vacances pour jeunes alcooliques ou presque. C'est un peu la desillusion apres la galere pour s'y rendre mais nous gardons le moral.


Le lendemain matin, il pleut. La misere. Nous decidons quand meme de partir en ballade lors d'une accalmie armes de notre super matos gore tex. Il faut dire qu'apres 3h00 de marche sous une forte pluie, on est quand meme un petit peu mouille. La ballade fut tout de meme tres agreable. L'ile nous fait beaucoup penser a l'Ecosse, et ce non pas seulement a cause de la pluie.

Le lendemain rebelote, il pleut des cordes et on ne voit pas a 20m. Nous essayons d'organiser une excursion sur les iles Ouchkany avec Dominique que nous avons rencontree la veille. Il semble peu probable que ca marche, d'autant que la meteo annonce de la pluie pour toute la semaine. Nous decidons de quitter au plus vite cette ile ou nous voulions tant venir. Nous avons tout de meme le temps de faire une excursion au cap nord pour y voir le grand Baikal, avec ses 1637m de profondeur, et coup de chance les phoques Nerpa, le seul phoque d'eau douce au monde.

De retour a Irkoutsk, qui nous semble moins hostile pendant la journee, nous organisons notre prochaine escapade (Jerome achete une canne a peche et tout le matos) pour Listvianka, la riviera du Baikal ou l'on mange de l'Omoul fume. Miam miam, encore du poisson. A Olkhon, c'etait au moins deux fois par jour.

Le minibus pour Listvianka est super facile a trouver et hop, apres 1h00 nous voila de retour sur les rives du lac Baikal, chez notre hote Nikolai, un joyeux luron. Le lendemain, nous faisons une magnifique randonnee de 20km sur le rives du lac. Sur les sentiers vertigineux des falaises, on se croirait au bord d'une mer turquoise. Cela nous reconcilie avec la region, nous sommes presque tristes de partir.

Prochaine etape, Irkoutsk - Oulan Bator en train.

mercredi 25 juin 2008

4122 km - tchou tchou, un petit peu !


Depart de la gare de Bishkek. Apres avoir paye une taxe au kilo pour les bagages, ben oui, meme dans le train, nous sommes montes a bord du train numero 385 a destination de Novosibirsk. Quand on sait que plus le numero est petit et plus le train est confortable, on vous laisse deviner l'etat de celui ci. Wagon de 1971 qui a du en tout et pour tout etre lave une fois depuis, et encore, les wc, c'est pas certain.

Nous entrons dans notre compartiment a 1h30 du matin, et la un homme au regard de Serial Killer nous attend sans dire mot. Julie, ca va etre long ce voyage. Sur ce, nous nous installons confortablement pour la nuit. Nuit, c'est un bien grand mot, les passages de frontieres commencent a environ 3h30.

A la sortie du Kirghizstan, Jerome, une fois n'est pas coutume, est convie dans un petit bureau. Il est accompagne de deux locaux qui preparent les backchichs. Jerome doit quitter la piece un instant... bizaaaarre. Lorsque les deux personnes sortent, certainement delestees de quelques billets, Jerome passe a son tour devant son gentil petit agent de douane. Il regarde etrangement et se rend tout a coup compte que c'est un passeport suisse et.... bien sur c'est l'Euro en ce moment, football football crie le douanier, Jerome da da super football Svetzaria.... ha ha ha... sur ce, apres avoir enregistre les passeports, Julie n'ayant pas ete conviee et etant restee avec le killer et les bagages, Jerome retourne au wagon non sans avoir eu sa petite poussee d'adrenaline. A son retour, un avocat a bord du train lui demande si il va bien et si on lui a demande de l'argent... Ca doit vraiment etre frequent dans le coin.

Nous continuons vers la douane kazakhe et cette fois, c'est le douanier qui monte prendre nos passeport pour nous les rendre deux heures plus tard. Nous sommes completement dans les choux, cela fait maintenant 5 heures que nous passons les douanes. Rien a signaler et en route pour la traversee du Kazakhstan apres avoir herite d'un nouveau compagnon de compartiment, Maxime, un jeune pere de famille de 22 ans, qui ne parle pas anglais mais detend l'atmosphere avec le killer, du nom de Youra, qui s'avere tres gentil. Les apparences sont parfois trompeuses. Nous passons 3 jours sympa avec nos nouveaux copains de train auxquels nous apprenons le Rummikub.

Apres les six heures de passage de douane du Kazakhstan en Russie, on sent une certaine agitation dans le wagon. A la nuit tombee, le train fait halte dans une petite gare. Alors que nous essayons de nous endormir, des coups dans la porte, des bangs bing dans le plafond. Mais que se passe-t-il ? Traffic !!! Nos deux provodnik sont en train de demanteler le wagon pour recuperer tout le materiel de contrebande qu'ils y avaient cache. Nous restons bien sagement dans notre wagon.

Nous sommes presque tristes de voir ce voyage toucher a sa fin et de quitter nos nouveaux copains de train. Nous arrivons a Novosibirsk pour y passer la journee (et prendre une douuuuuuuche!) avant de prendre a nouveau le train le soir pour Irkoutsk.

Sur le quai no 1 arrive le train "Russia" no 2, la classe totale.... Le trajet se passe merveilleusement bien, d'autant que nous sommes presque toujours seuls dans notre wagon et qu'on peut ainsi prendre un peu nos aises. Les provodnitsa sont en or, top service apres les deux uluberlus traficants de l'autre train, le samovar a l'air neuf et les toilettes sont presque etincelantes. On ne veut plus descendre du train!!! Nous arrivons a Irkoutsk a 6h du matin pour une journee bougniasouk, a suivre...