samedi 16 août 2008

Au royaume des elephants



Apres le depart de Clementine (re-re-snif), direction le Nord de la Thailande. Apres moults peripeties, nous reussissons a obtenir une place a bord du train de nuit pour Chiang Mai. Le train etait complet depuis des semaines, un wagon a simplement ete rajoute dans la matinee, encore fallait-il le savoir. Ouf, on a echappe de peu au "siege inclinable" du bus de nuit... Le wagon ressemble plutot a la 3eme classe russe, il n'y a pas de compartiment mais des mini-lits entoures de rideaux (ce qui est toujours mieux que le siege), avec la clim a fond et le neon dans la face.
Nous sommes arrives a Chiang Mai sous la pluie avec la mine un peu bouffie des nuits de voyage.

Nous y avons trouve une charmante guesthouse du nom de Libra. Nous nous y installons et partons a la decouvertes des temples. Chiang Mai est une ville paisible ou il fait bon se reposer quelques jours. Et oui, Clementine nous a fait courir! Nous avons egalement pu arpenter les marches du samedi, du dimanche et les marches de nuit ou les etals de soie, pantalons pecheurs et autres marchandises se fondent a perte de vue.

Nous decidons de nous reposer un jour de plus avant de partir pour une excursion de deux jours dans la "jungle" thailandaise. Au programme de ce jour de repos, cours de cuisine thailandaise. Nous avons cuisine et mange toute la journee, jusqu'a l'ecoeurement! En tout nous avons prepare 6 plats, chacun arme de nos petits tabliers et de notre machette de guerre. Nous etions un petit groupe de 9 a nos postes de travail, a chop-chop les ingredients, les faire sauter au wok, piler la pate de curry au mortier, et ne pas oublier la tres odorante sauce poisson, c'etait tres sympa.

Le lendemain, nous sommes partis en excursion dans les parcs nationaux du nord. Au programme: visite d'un marche local, chute d'eau, sources thermales, trekking, ballade a dos d'elephant et bambou rafting.

Nous pouvons dire que nous avons eu de la chance car nous n'avons pas eu de pluie lors de nos activites. La cascade etait belle mais l'eau un peu froide pour s'y baigner. Mais en ce qui concerne les sources thermales, le guide a certainement du penser qu'elles devaient etre trop chaudes car nous n'y sommes pas alles.

Nous avons marche, nous devrions plutot dire glisse pendant 4 heures au milieu des sangsues dans une jungle magnifique pour nous arreter pour la nuit dans un village Hmong ou nous retrouverons les elephants le lendemain matin.

C'est gros ces betes, mais d'une douceur extreme. Nous avons sillonne la foret tropicale (ou il fallait eviter les toiles d'araignee...) sur un minuscule chemin et c'etait une belle experience. Apres cette petite ballade, nous voila prets pour le bambou rafting.

Definition du bambou rafting:

Prendre quelques troncs de bambous, les attacher ensemble, voir si ca flotte plus ou moins et descendre la riviere debout dessus. Une personne avec une perche a l'avant et deux autres a l'arriere. Au centre, les nenettes qui font bronzette, enfin presque.

C'est un moyen tres agreable de voir la jungle et de voyager sans se mettre de la boue partout. Nous avons tous ete tres contents.

Pour terminer en beaute ce sejour au pays du sourire, nous avons fait un parcours de tyroliennes, The Flight of the Gibbon. Pas aussi challenging que les accrobranches (d'apres Jerome, car pour Julie c'etait suffisant de se pendre a un cable a 30 m de haut...) dont nous sommes coutumiers, mais c'etait pour avoir une vision de la jungle depuis la canopee.

Et hop, un train de nuit et deux vols plus tard ... ce sera l'Indonesie.

vendredi 8 août 2008

Ramboutan, mangue, mangoustan, et Clementine !



Un grand bonheur arrive a l'aeroport, voila Clementine!!! Elle a un tout petit sac et pourtant il est plein de choses pour nous, il faut le savoir Cle est la reine de l'efficacite, elle emballe, range et maximise le sac en 3 minutes chrono. Il y a eu un petit accident de shampoing en route, mais ouf le saucisson et les fromages sont sains et saufs, et la bouteille de vin est intacte.
Nous sommes tellement contents de nous retrouver, on ne peut plus s'arreter de parler et en meme temps on a du mal a realiser qu'elle est bien la avec nous, on doit la pincer sans arret pour verifier que c'est reel.


Nous passons les deux premiers jours de ces vacances a arpenter Bangkok, son Palais Royal, ses temples et bien evidemment ses fameux petits restaurants de rue. Il fait tres chaud et nous sommes contents de devoir enlever nos tongs dans les temples. Le contact du marbre frais sous nos plantes est un enchantement au-moins egal a la beaute des bouddhas assis ou couche, d'or ou d'emeraude. Entre deux visites, un petit curry, des dragonfruit-bananes-papayes, une Chang fraiche ou un massage des pieds, c'est selon. Il y a une ambiance de fete dans le quartier et on a toutes les raisons de vouloir feter chaque jour les vacances avec Cle pour ses 30 ans.

Le troisieme jour, nous prenons un bus de nuit pour Khao Sok, Parc National a quelques 700 km au sud de Bangkok. Nous y restons trois nuits, dont une sur le lac. Notre chambre a l'entree du parc donne sur un panorama de pics de calcaire qui s'herissent sur la foret tropicale, une petite riviere coule sous nos fenetres et les insectes font un bruit de scie electrique autour de nos moustiquaires.

Le lendemain nous partons pour le lac au-coeur du parc ou nous attendent de petites cabanes flottantes de bambous dans un decor enchanteur. Nous nous baignons dans les eaux claires et tiedes avant de partir pour ce que nous croyions etre 3h de marche a la machette dans la jungle, mais qui se revele etre 1/2h de ballade tranquille sur un large chemin tres emprunte. Dommage pour nos chances d'apercevoir des animaux en route, on n'a vu que du vert.

Le reste du safari se fait en bateau, ou plutot en radeau. Nous montons sur des bambous attaches les uns aux autres par de la corde, le moteur ressemble a un Moulinex geant et peine un peu a demarrer. On aurait du se mefier. Apres la visite d'une grotte magnifique dont les formations ressemblent a du corail, nous mettons le cap sur un tronc au milieu du lac.

Le jour tombe, on sort les jumelles mais toujours rien. A la nuit tombee, de delicieux petits plats sortent d'une boite, nous mangeons au ras de l'eau sous les etoiles. Quelques heures et quelques etoiles filantes plus tard, nous repartons vers le bout du lac ou l'on ne voit toujours pas de grand mammifere mais ou un spectacle feerique nous attend, des milliers de lucioles clignotent sur des arbres comme des sapins de noel. C'est magique.

Au moment de repartir, il est environ 22h et il fait nuit noire, le moteur fait peuf peuf peuf et puis plus rien. On a confiance en ces bateliers professionnels, le chef sort sa machette, trifouille dans le moteur, re-peuf peuf peuf, et puis plus rien. Rebelotte, peuf-peuf, puis des flammes bleues sortent du pot avec un bruit qui n'a rien de rassurant. C'est le signal pour eux de manger quelques feuilles dont on ne connait pas bien les effets mais dont on se doute qu'elles ne vont pas aider a reparer le moteur. Par contre ca a semble etre un bon stimulant pour la rame. Il n'y a qu'une seule rame sur le bateau, notre guide prend un morceau de bois et tout son courage.

Nous nous allongeons sur les bambous qui prennent un peu l'eau et sur lesquels courent, on a pu le verifier, des enormes araignees qui n'ont meme pas peur de l'eau. Nous n'arrivons pas a croire que nous allons reellement passer la nuit sur le lac, mais pas dans les jolies petites cabanes! A minuit et demi, nous arrivons chez des pecheurs que nos bateliers reveillent afin qu'ils nous pretent un bateau pour nous remorquer jusqu'au port. Nous sommes sauves, mais nous ne sommes qu'a la moitie du lac, et meme a l'aide du bateau-remorque nous mettons encore 1h avant d'arriver au point de depart.

Il nous reste encore la 1/2h de marche de nuit dans la jungle. Tod, notre copain australien, marche sur un bebe cobra et s'en sort indemme, quelle chance incroyable. Nous ne sommes pas trop rassures pour le reste de la marche et regardons bien ou nous posons les pieds. Nous observons une quantite d'araignees, de scarabees, d'iguanes, d'oiseaux endormis sur des branches, puis sommes ravis de retrouver nos petits cabanons pour une courte nuit de 4h.

Au reveil, nous remontons sur le bateau pour essayer de voir les gibbons au lever du jour. Nous entendons leur cri chantant qui resonne dans la jungle, puis nous en voyons quelques-uns aller de branche en branche avec leurs longs bras. Nous en oublions la nuit sans sommeil et sommes comme des enfants de 5 ans devant le pere noel. Au retour de notre petite croisiere, c'est une tempete tropicale qui fond sur nous. Pas de probleme, cette fois ci, nous avons un moteur qui tourne.

Nous profitons des heures matinales fraiches et repartons apres une petite marche pour notre cabane a l'entree du parc.

Le lendemain, nous partons pour la cote ouest malgre la mousson. On espere y trouver moins de touristes que de l'autre cote. Rate.

Nous avons opte pour Krabi et sa plage de Railey, paradis perdu des grimpeurs. Nous y resterons 2 nuits dont la nuit d'anniversaire de Julie. Nous avons mange des plats succulents dans un super restaurant au bord de la plage. Les serveurs avaient prepare une magnifique table et une petite surprise pour le dessert que voila.


Nous avons ensuite pris le chemin de Leonardo di Carpaccio. Kho Phi Phi. On croyait arriver a la basse saison sur une ile tranquille, mais c'est plutot du genre full moon party et cie. On ne veut meme pas imaginer a quoi ca ressemble en pleine saison. Si on s'ecarte des chemins battus, l'ile reste un petit joyau car les jeun's (dont nous ne faisons apparement plus partie), ca ne les gene pas une plage pleine de detritus. De toute facon, ils ont la geule de bois.

Nous profitons de notre sejour dans le deuxieme site de plongee du pays pour offrir a Clementine son cadeau d'anniversaire. Et oui, elle l'a fait, deux plongees d'initiation avec les petits poissons. Bon, le matin, nous n'etions plus tres surs de notre cadeau (vu la tete de Cle), mais au bout du compte, elle a adore. Elle aime se depasser la petite avec un petit coup de pouce. Nous sommes tres fiers d'elle. La prochaine c'est Sylvie.

Que serait la Thailande sans Kho Lanta ? Jerome voulait voir les iles avant que Fanny ne l'inscrive a l'emission. C'est pas si perdu que ca Kho Lanta, on a meme loue des motos. Pour le coup, c'etait vraiment hors saison la bas et cela nous a fait du bien.

Voila, les vacances de Clementine touchent a leur fin, les notres aussi. Retour a Bangkok pour une petite journee et c'est le moment de nous quitter. Mais pas avant d'etre alles feter son depart dignement avec des fruits de mer et une bonne bouteille de vin blanc. Snif.

Notre aventure se poursuit maintenant a deux, Re-Snif. Nous partons ce soir pour le nord de la Thailande.

samedi 26 juillet 2008

En coup de vent a Beijing



C'est parti pour 2 jours de train. Nous esperons cette fois ci ne pas avoir des contrebandiers comme compagnons de voyage. Ouf, nous sommes avec 2 businessmen chinois, qui n'ont, apres avoir bien regarde, qu'une toute petite valise a roulettes chacun. Pour ce dernier segment du trans-mongolien, nous avons le seul train chinois en operation et il est top la classe. On recoit meme des tickets restaurant... Et oui, la grande classe ces chinois. On se rejouit deja d'arriver a Beijing. Nos compagnons nous laissent a la frontiere et le wagon sera a nous jusqu'a l'arrivee.

Beijing, avec plus de 17 millions d'habitants, soit 6 fois plus que la population de la Mongolie, occupe une surface equivalente a la Belgique. Ca decoiffe. A J-18 la ville est presque prete pour recevoir les Jeux Olympiques. Il reste quelques fleurs a planter dans les nouveaux bacs, quelques palissades cache-misere a installer, deux trois rouleaux de gazon a poser, et la ville sera etincelante. Nous sommes impressionnes de l'organisation, ca fourmille.

La police est omnipresente et on se sent un peu surveille. A la frontiere, on en avait deja eu un petit apercu lorsque Jerome a du vider son sac et que les douaniers se sont surtout interesses au contenu des livres (et a sa canne a peche). Apres les explosions a Kunming, les autorites sont un peu sur les dents. Nos sacs passent 12 fois par jours aux rayons X. On ne rigole pas avec la securite deux semaines avant les jeux. Tout est sous "controle".


Nous nous sentons revivre (surtout Julie), car a chaque coin de rue (oui, a chaque coin de rue) il y a un petit restaurant qui prepare des mets delicieux. Et oui, tout ce qu'il y a sur la carte de 15 pages est disponible, contrairement en Mongolie ou 3 des 4 plats (de mouton) ne sont pas servis. Que de bonheur, surtout pour Julie qui fait une orgie de legumes.

Nous avons 3 jours pour visiter la ville, ce qui n'est vraiment pas suffisant, surtout que nous desirons aussi faire une excursion a la Grande Muraille. Nous decidons donc de commencer par visiter la Cite Interdite qui s'etend sur plusieurs km2. C'est un complexe d'architecture imperiale grandiose. Nous y passons des heures sous un soleil de plomb a imaginer la vie des seigneurs de l'epoque.

Le soir nous retrouvons nos amis Susan et Pete pour un petit canard laque. Miam Miam. Nous organisons notre escapade a la muraille. Depart a l'aube le lendemain matin. Ca aurait du etre l'aube si Julie ne s'etait pas trompee de station de metro. Cela nous a tout de meme permis de voir les toutes nouvelles lignes de metro et de bus pour les JO.

Il faut le dire, avec plus de 7000km, la grande muraille est vraiment un monument impressionant. La fraicheur matinale ayant ete loupee, nous sommes partis pour une ballade de 10km de montees et de descentes, abruptes parfois, en plein cagnard. Il fait meme pas chaud. Trop fass, super fass.

Nous terminons notre sejour pekinois par le Temple du Ciel, dans un parc paisible en plein centre ville. Un vrai havre de paix, mais pas de fraicheur malheureusement. Il faut tout de meme souligner que les autorites font des efforts pour diminuer la pollution. Les voitures circulent en alternance plaques paires/impaires. On ne voit toujours pas le soleil et l'air est etouffant, mais les rues sont agreablement tranquilles.

Nous profitons de notre derniere soiree pour manger dans un petit restaurant et Jerome va ensuite se faire faire une petite coupe a la Ken.

Nous sommes bien tristes de quitter la Chine si vite, mais bon, la Thailande nous attend avec un atout de taille, Clementine, que nous sommes trop impatients de retrouver. Alors pour le prochain message, ouvrez l'oeil, vous allez peut-etre voir son petit minois.

ON N'A PAS EU ENVIE DE TOUT GOUTER...

samedi 19 juillet 2008

Adieu veaux, vaches, moutons...


Nous voila de retour a Oulan Bator pour notre derniere journee en Mongolie. Nous avons fait le plein d'etendues vides infinies et sommes prets a affronter Beijing a deux semaines des JO.

Pour nos derniers jours mongols, nous avons troque la soupe de mouton contre la soupe de nouilles. Youp youpie, qu'il est bon de se preparer a manger selon ses envies! Fini le mouton bouilli, le lait de jument et les fromages seches, a nous la salade de concombres, les tartines, les jus de fruits et les nouilles thai! C'est vrai, Julie fait une legere obssession sur la bouffe...

Nos copains Susan & Pete ont passe les deux premiers jours avec nous au Parc National Hustai, au programme KitKat Rummikub et ballades en quete du loup, du lynx et des chevaux sauvages. Nous avons vu des marmottes, des aigles et des cerfs.
Le paysage de steppe sauvage est splendide, pour la premiere fois recouvert de quantites de fleurs multicolores, d'ordinaire sans doute devorees par les troupeaux de betail. Quand on sait qu'il y 34 millions de tetes de betail pour 2.6 millions d'habitants, dont la moitie vit a Oulan Bator, on comprend vite qu'il y a toujours une crotte de bique qui traine par la (et donc aussi un berger...)

Nous sommes restes deux jours de plus seuls au camp a l'interieur du Parc, a buller et a bouquiner dans notre yourte, a nous ballader sur les collines et dans la foret de bouleaux, toujours en quete des chevaux sauvages. Nos efforts ont ete recompenses, Jerome l'oeil du tigre a fini par apercevoir un groupe de chevaux a bien 10 km de distance. Pour le loup et le lynx, il faudra aller en Valais. ;-)

Regeneres par ces quelques jours, nous sommes prets pour le dernier trajet en transmongolien qui nous amenera lundi a Beijing. A nous la Cite Interdite,la grande muraille et le canard laque!

lundi 14 juillet 2008

Les autres quadripedes de l'Ouest

Nous sommes partis vers l'Ouest cette fois pour un programme de six jours de tourisme communautaire. Le principe est d'aller de yourte en yourte, a chameau ou a cheval, et de participer a la vie de ces familles de nomades. Nous allons rester chez trois familles en tout, et feter le Naadam, la grande fete annuelle mongole, au village du coin. Les journees se passent au rythme de la traite des juments, vaches, chevres. Nous jouons avec les enfants des familles et goutons aux specialites mongoles, dont la gastronomie est mondialement reputee. On n'echappe pas au mouton seche, aux petits fromages seches et au lait de jument fermente. Une petite correction d'ailleurs, alors que nous trouvions presque bon le khymys khirgize, la version mongole a eu le temps de fermenter davantage et s'en trouve bien plus puissante. C'est un peu plus difficile de descendre les bols que l'on nous sert genereusement. Heureusement que Jerome continue de trouver ca presque bon et qu'il peut faire honneur a nos hotes. Le fromage par contre, c'est juste impossible, mais il faut se forcer, tout comme avec le gras de mouton. Nous dormons dans des petits lits durs dans les yourtes, et l'on peut entrevoir le ciel etoile a travers l'arc central. Il fait assez froid la nuit et l'on dort presque tout habilles dans nos sacs de couchage. le matin nous sommes reveilles par les chevres, moutons, chevaux, et parfois par la grand-mere qui vient allumer le feu pour y preparer son fameux fromage. Nous nous deplacons a chameau et a cheval au milieu de ces grandes etendues mongoles. Les chevaux sont tres petits et Jerome ressemble un peu a Coco sur son poney en Drome ;-) Un mystere nous tarraude, comment les selles peuvent-elles etre en bois dans un pays ou il n'y a presque pas un arbre mais des tonnes de vaches? Nos fesses ne sont pas epargnees et on regretterait presque le minibus Hyundai. Le grand moment de ce sejour, c'est le Naadam a Sansar. Alors que nous grelottons sous la pluie, une femme vient dans les tribunes et nous demande de la suivre. C'est le gouverneur de la comte qui nous envoie chercher pour nous souhaiter la bienvenue dans sa region. Quel accueil! Nous sommes bien a l'abri dans la yourte VIP, et nous plions au rituel de l'hospitalite mongole : airag a volonte et tranche de mouton cuit de l'interieur avec des pierres chaudes. Le gouverneur nous demande ensuite si nous avons dejeune et nous invite a l'accompagner au restaurant du coin. Il a un sourire bienfaisant, nous sommes conquis tant de generosite. Puis il nous invite chez lui et enfin nous emmene voir la course de chevaux dans sa jeep, la classe totale! Dans l'apres midi le soleil refait son apparition pour la lutte et la course des poulains montes par des mini-hommes de 7 ans max, tres impressionnants ces descendants des armees de Gengis! Nous quittons nos copains australo-irlandais rencontres lors de ce voyage et esperons les retrouver chez la derniere famille. Entre temps, notre deuxieme famille d'accueil celebre sa fete nationale a la vodka qui coule a flot et Julie est un peu malade, overdose de ce gout et de cette odeur de vieux mouton. Apres 6 jours sans douche et sans legumes, nous nous rejouissons de retourner a la capitale! Oulan Bator a ses charmes, dont son supermarche, ses restos pas mongols, son cinema. Petit remontage de moral pour Julie : spaghettis a l'ail et aux piments, Indiana Jones en VO avec grenouilles Quaxi Haribo (merci Swen et Celine!) Jerome le super-heros nous organise la fin du sejour de main de maitre. On ne veut plus avoir mal aux fesses ni manger de mouton, donc depart demain avec nos copains Susan et Pete pour le Parc National Hustai, a 100km de la capitale. La nous esperons voir les chevaux sauvages takhi, le loup et le lynx bien sur.

dimanche 6 juillet 2008

Les petites gazelles de l'Est


Nous avons commence notre expedition mongole par 4 jours dans l'Est du pays. Plutot pour y aller et revenir, que sur place, mais ca en valait la peine.
Apres avoir traverse les rues barricadees par des tanks pour recuperer nos visas chinois, nous sommes partis avec le minibus Hyundai de Gamba et notre guide Gara. L'atmosphere etait electrique et nous etions ravis de quitter la ville.

Les routes sont, d'apres le patron de la guesthouse, en mauvais etat. Hmmmmm, il n'est pas 4X4 ce bus!!! Nous prenons la route, goudronnee jusqu'a la prochaine "ville" et ensuite, c'est de la piste. Nos compagnons sont super sympa et nous ecoutons, sans exagerer, 45x la cassette de chansons mongoles. Nos deux comparses ont du en avoir marre eux aussi car ils ont fini par acheter deux autres cassettes, les tubes disco 2007 et les tubes "dance" russes. On a donc aussi entendu Alizee, Shakira, Akon et les autres au-moins une centaine de fois...

Le soir, nous faisons etape chez une famille nomade, qui ne savait pas du tout que nous venions. La famille est tres accueillante. Jerome joue avec une petite fille qui lui court apres et Julie lui dit, "laisse la t'attrapper", Jerome, qui bien sur ecoute toujours Julie la laisse faire, la petite vient mordre le pantalon de Jerome et y laisser une empreinte de bave melangee a je ne sais pas quel aliment... Jerome portera cette marque d'affection sur le genou jusqu'a la fin de l'aventure. Merci Julie.

Nous reprenons la "route" le lendemain matin pour un periple de 13 heures. Et oui, la route jusqu'a Dadal etant fermee, enfin, il n'y a pas de pont et la riviere est trop haute pour traverser a gue, nous changeons nos plans pour bifurquer vers la reserve que nous ne trouverons pas le 1er soir dans la nuit, alors nous bivouaquons dans ce qui s'avere etre un repaire de moustiques assoiffes de sang. Tot dans la nuit, une tempete de pluie s'acharne sur notre tente qui, contre toute attente, ne prend pas l'eau.

Nous petit dejeunons sous la pluie et en route pour le lac, ou la, oui, on nous annonce que des gazelles ont ete apercues la veille dans les collines avoisinantes. Maintenant, il nous faut les trouver. L'aventure style Jurassic Park commence.


Avec notre minibus, nous partons a travers champs et voyons une gazelle que nous suivons de loin. Soudain, un spectacle merveilleux s'offre a nous, des centaines de gazelles paissent la sous nos yeux ebahis. Apres avoir pu admirer sans exagerer plusieurs milliers de gazelles, nous prenons la route du retour.

Nous arrivons a Oulan Bator avec des gazelles plein les yeux, mais les fesses en compote apres cette viree de plus de 1500 km en minibus sur les pistes defoncees.
Nous decidons donc de changer de programme, les 12 jours de Gobi sans douche nous apparaissent soudain trop ambitieux. Nous optons pour un sejour de six jours chez des familles de nomades du Nord-Ouest, bien plus tranquille comme programme.

mardi 1 juillet 2008

Au pays de Genghis Khan


Nous voila arrives a Oulan Bator apres un eprouvant voyage en train. Il y a un mythe a rectifier a propos du Transsiberien, c'est qu'on ne se repose pas, ou un peu mais pas aux heures standards. En effet les trains partent toujours a l'heure de Moscou (il y a 11 fuseaux horaires en Russie), en general a des heures indues au milieu de la nuit. Et il y a les passages de douane.

Nous sommes donc montes dans le train a Irkutsk a 4h du matin dimanche, et sommes tous contents de partager le compartiment avec une femme mongole seule que l'on fait tres attention de ne pas deranger. Quelques heures plus tard un couple mongol prend possession de la derniere couchette, nous sommes donc 5 dans un compartiment pour 4, pas de probleme. Et quand tout ce petit monde se reveille au milieu de l'apres midi, nous decouvrons que c'est en realite une bande organisee de marchands. Notre compartiment est envahi de cartons et un veritable traffic s'opere sous nos yeux. Tout le monde a bord est complice (b...chich), c'est incroyable tous ces produits qui sont echanges, planques dans les valises, derriere la porte des toilettes.... vraiment incroyable. Des trucs bizarres en plus, litres d'huile, pommes de belqique, chocolats russes, compotes, verres peints, cuilleres en bois, ampoules, rallonges et prises... un vrai magasin. Mais le plus bizarre est de faire transiter ces produits de la Russie, ou tout coute un bras, vers la Mongolie. On ne comprend pas, on se fait petit et on se tait. Et le plus bizarre encore est qu'apres 9h passees aux douanes, rien n'a ete decouvert... (b...chiiiiiiiich).
Douane que nous avons passee entre 18h et 3h du matin, veridique. Et bien evidemment apres la douane tout ce petit monde a ressorti le matos pour le reemballer dans les cartons. Donc nous on n'a pas dormi.

Nous sommes donc tres contents d'etre arrives a Oulan Bator apres ce voyage en train. Nous sommes alles rendre visite au bureau du WWF Mongolie ou nous avons ete fort bien accueillis et ou Batbold nous a donne plein de conseils pour la suite de notre voyage en Mongolie.
Nous partons demain pour 17 jours "into the wild" dans la steppe et dans le desert de Gobi. Alors a dans 18 jours! Desoles pour nos plus fideles lecteurs...